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C'EST QUOI L'AMERIQUE

Selon la théorie de Clovis,* les premiers  habitants d'Amérique traversèrent le détroit de Béring il y a 14000 ans, venant de Mongolie et de Sibérie. Au fil du temps les Amérindiens, avec l'apport constant des migrations d’Asie, ont proliféré sur le sol du continent américain. Vers le quinzième siècle, avec l'arrivée des Européens, le sort du continent changea.  Ce fut le choc des cultures avec toutes les conséquences que cela entraîna. Des maladies, inconnues sur leur territoire tel que la variole, s'y propagèrent et décimèrent une partie des autochtones. Massacres, vente d'armes et alcool finirent par avoir raison d'une population déboussolée et sans réel moyen face à la puissance de l'envahisseur.

L'arrivée des Europeens
 C'est le début de la conquête de l'Ouest, de la chasse aux indiens, du morcellement des terres et duconfinement de la plupart des ethnies dans des contrées peu viables. Ce fut le règne des aventuriers, des chercheurs d'or, de bandits de tout acabit et honnêtes gens fuyant la misère dans leurs pays respectifs. Ce « far west » donna naissance, après bien des péripéties et de guerres intra-muros, aux États-Unis telles que nous la connaissons aujourd'hui. Ce rapide tour d'horizon de manière non exhaustive permet d'expliquer en peu de mots la naissance d'une nation faite de bric et de broc par un ensemble hétéroclite de Français, Allemands, Italiens, Portugais, Polonais, Hongrois, Néerlandais, Anglais, Espagnoles, Irlandais et Russes qui, chacun d'entre eux, amenèrent une part de génie du pays qu'ils quittèrent pour un aller simple.

En gros, le génie outre-atlantique fut dès le départ européen. Ce génie, souvent considéré avec suspicion par les églises  avait l’avantage de pouvoir s'exprimer plus librement dans le Nouveau monde. Continent immense aux paysages de rêve et des grands espaces où tout semblait possible. Le grand mérite des conquérants du Nouveau monde furent d'avoir su créer des pôles d'excellence...dont les premiers bénéficiaires furent les intellectuels européens. Pays de cocagne où les lois permissives permirent, comme ailleurs, aux riches crapules de bénéficier d'une impunité bienvenue. 

La fuite des ans  n'a rien amélioré. Le livre des lois prit du volume mais l'homme resta ce qu'il fut de tout temps. Un gribouille dans une peau de vache, capable du pire comme du meilleur. Cette population bigarrée, grandissante, clanique par certains côtés, à la recherche d'un horizon, la tête fracassée par l'espoir d'une future réussite et besogneuse à souhait, accepta sans autre ce qu'elle aurait refusé sous la contrainte dans son pays d'origine.

Le sentiment de liberté et d'espace, tant sur le plan de l'éthique que celui de la morale et de l’environnent, allégèrent la dette des souffrances subies. C'est quoi l'Amérique sinon un rejet de la plupart des pays de la planète, une fleur en veille, à la recherche d'un destin pour en faire une histoire. Un puits d'idées nouvelles avec la chance de pouvoir les réaliser sans tabous. Une nation en devenir, privilégiant l'action quel qu'elle soit et où l'échec ne serait pas une condamnation à vie.

De siècle en siècle le passé, lugubre et contraignent pour les autochtones,  décida d’offrir un avenir aux plus aguerris des entrepreneurs. Avec la traite des noirs, épaulé de petites révolutions et une belle guerre de sécession, des fortunes colossales virent le jour. La moralité, concept quasi injurieux devait être un mot proscrit dans le landernau de la réussite, du moins jusqu'à l'avènement meurtrière de l’État Fédéral qui vit la naissance d'une nation...hégémonique. Nation en herbe à l'histoire limité, en quête d'expérience planétaire, voire universelle. 

Une nation adolescente avec les qualités et les défauts de sa jeunesse. Impétueuse, fière de ses nouveaux pouvoirs, l'arrogance à fleur de peau – sachant mieux que quiconque ce qui est bon pour tous et le fit savoir. Elle devint rapidement l’État Nation où les événements prirent une importance universelle. Pour faire bonne figure et pour étoffer sa carte de visite il était conseillé de mentionner une  visite, même de courte durée, dans son curriculum vitae. Deux guerres mondiales plus tard et un plan marshall bien conçu et rentable  pour une catégorie d’individus aux dents longues, rendirent l’Amérique  incontournable. 

l’Europe affaiblie, le Japon en capilotade et l’Union Soviétique auréolée de sa coûteuse victoire sur le nazisme, ont ouverts un boulevard aux stratèges des États-Unis. 

Kim Phuc
C’est à la fin du deuxième conflit mondial que les libérateurs d’Europe et leurs associés ont réussis à mettre leurs acquis en péril. De mauvais choix politiques en guerres de prestige ce fut l’amorce d'une décrépitude annoncée. Avec la certitude de pouvoir mieux faire que les Français à Dien Bien Phu, la pseudo invincibilité Américaine se fit un devoir de reconquérir le Vietnam en passe de tomber dans le giron de Mao. L'intervention Vietnamienne de cette inique force brutale, malgré le napalm et le défoliant orange, fut un échec retentissant. La photo de Kim Phuc, la petite fille brûlée au napalm qui a fait le tour des rédactions, en est le témoignage poignant. Puis ce fut l'Afghanistan, autre pays dans lequel la guerre perdure et dont le résultat, in fine, sera identique à celui du Vietnam.

L’Irak fut une catastrophe prévisible basée sur le mensonge et le cynisme. Les conflits se suivent et s'épuisent dans l'absurde. Beaucoup de dégâts, de morts pour rien et un lourd tribu pour les populations. Ces va-t-en guerre et professionnels de l'échec, ont été et sont toujours en conflits depuis 222 ans, sur deux siècles et demi* d'existence. Ils représentent un danger pour la paix. Quant à la suprématie américaine, elle n'est qu'une usurpation historique due à une incroyable négligence européenne des années trente. Pour ce qui est du savoir faire généralement concédé aux États-Unis, il a été pour partie importés d'Europe, d'Asie, du Japon, de Russie ou autres pays de la planète. Même la culture a fait l'objet d'achats de masse.


En fait, c'est quoi l'Amérique ?
    
                                                                                          
Wikipédia*

L'ISLAM FOURVOYE

Soufis
Dans ce monde fou, surprenant et conflictuel où l'intérêt des uns côtoie l’indifférence des autres et où la misère met en évidence l’opulence insensée d'une poignée de privilégiés, il serait peut-être temps de nous interroger sur nos priorités. Vouloir imposer au vingt et unième siècle le bonheur pour tous semble un peu léger. Ce siècle débutant où le moindre geste se fait  business, où toute action doit afficher une rentabilité et faire le buzz dans un environnement virtuel est une bizarrerie un peu courte. Accepter l’aumône des opulents pour avoir le droit de sacrifier son existence à la cause du canon, à la mutilation où à la folie des tueries de masse, ne peut être une réponse à la vie...ou un  programme de société. L'absurdité des conflits d’opinions ou de religions, rendent l'homme incapable de discernement et le mettent en porte à faux envers ses propres espoirs. 


L'Occident, empêtré dans le chaos hégémonique d'un Islam conquérant, cherche à tempérer les nombreux problèmes qui se manifestent sur le continent et en « minimise » les effets désastreux. L'Apathie politique, qu'elle soit due au manque de courage ou à un simple opportunisme, est comme la mèche incandescente devant un baril de poudre. Les solutions aux problèmes soulevés et des catastrophes en gestation, ne sont toutefois pas nombreuses. Il faudrait remonter de plusieurs siècles, voire de millénaires dans l'arborescence historique de notre planète et consentir, avec lucidité, au bilan de nos guerres de conquêtes. Ces conquêtes mériteraient une remise à plat et d'êtres reconsidérées. Ce furent des combats de pillage sous prétexte d'asservir des populations à un Dieu dont ils ne voulurent pas, donnant libre cours à toutes sortes d'exactions.


guerres des Templiers
Exactions commises avec l'aval de l'église, ce qui n'est pas si éloignées de ce que nous connaissons aujourd'hui avec les djihadistes.  Après avoir brûlé des villages, lynché des innocents et décapité, sans autre préoccupation de la vie, nous avons su utiliser le pillage et le viol pour imposer notre façon de servir la foi chrétienne. Les recours à la torture aux fins de soumettre le récalcitrant, n'est qu'une vieille habitude humaine et largement tolérée quand c'est nous qui l’exerçons. Elle est toutefois considérée bestiale quand c'est le fait de nos adversaires. La motivation principale de ces guerres de « religions » fut la convoitise et les pillages. Les populations soumises par la force ne furent guère en mesure de faire face à un armement plus sophistiqué que le leur. Aussi est-ce sans vergogne, avec habileté et bonne conscience, que l'occident su exploiter la vie, les biens et la terre des indigènes. Il s'en suivit une éclosion d'incomparable richesses, toutes au détriment des natifs. Ce fut le début de la colonisation dont nous respirons aujourd’hui les relents de plein fouet.

La conquête de l'Algérie (1830)
Si des routes et des hôpitaux furent construits, si des écoles ont vu le jour, ce n'est pas l'autochtone qui en  bénéficia prioritairement, sinon de façon marginale. C'est principalement pour satisfaire les besoins d'une diaspora  coloniale toujours plus nombreuse. L'indigène par contre fait partie des matières premières exploitables en tant que main-d’œuvre peu coûteuse et corvéable à souhait. Cette politique du dominant est mal perçu par un  nombre grandissant d'habitants. Elle crée des oppositions larvées ainsi que la précarisation d'une partie importante de la population. Comme partout au monde, la plupart des administrations coloniales savent comment servir les intérêts des nouveaux colons. Entre passe-droits, corruption et expropriations, les choix ne manquent pas.


Colonies Africaines
L'injustice, quelque soit le pays ou le continent, que l'on soit blanc, jaune ou noir est ressentie de la même manière et ne peut susciter que du ressentiment et de la haine qui, dans les cas extrêmes, peut déclencher des révoltes sanguinaires. Quand les gens n'ont plus rien à perdre, qu'ils ont le dos au mur tout est à craindre. L'Occident, avec l'assentiment implicite des gouvernements en place, s'est empressé de faire main basse sur la richesse des pays « visités », assassinant au passage une notable quantité de petits propriétaires vivant légitimement sur les territoires convoités. Ils furent les victimes malheureuses de cette barbarie niée par les instances officielles. Nous avons connus un sort assez semblable sous l'occupation allemande lors de la seconde guerre mondiale.

Torture mentale
Il est compréhensible que ces pays, tribus ou ethnies qui eurent à subir les affres d'une période heureusement révolue, nous en tiennent rigueur et le manifestent. La précarité  occasionnée par l'arrivée de colons de tout acabit, aux vertus pas toujours bienveillantes et parfois franchement douteuses, s'est accentuée dans des proportions considérables, ainsi que le ressentiment envers le ou les pays « protecteurs ». Suite aux révoltes, des massacres et de la torture, vint le jour de la décolonisation et ses complications. Comment faire pour partir tout en restant et continuer à vivre des largesse du pays exploité. Annexer les territoires actuels ou remplacer la présente administration par un gouvernement fantoche corruptible et à la solde des lobbys financiers. C'est la deuxième formule qui eut la préférence. Beaucoup de colons, les sincères, ceux qui croyaient au rapprochement nord-sud, ont tout perdu et sont repartis comme ils étaient venus. La corruption a fait son œuvre.

La misère et le sous développement s'enracinèrent durablement, permettant aux compagnies étrangères d’engranger des profits colossaux. La misère savamment orchestrée permettait l'abaissement des coûts de la main-d’œuvre, mais encourageait également l'éclosion de foyers d'insurrection et l'avènement des gourous spirituels. Ces derniers utilisèrent des versets coraniques subversif pour convaincre une jeunesse en déshérence. Une jeunesse en grande partie abandonnée et vouée à la fragilisation. Cette jeunesse en quête d'un idéal de vie a trouvé porte close auprès de ses dirigeants. l'Inertie gouvernementale, une jeunesse dos au mur et par conséquent facile à fanatiser, fut la porte ouverte à toutes les dérives. Les rois du Y-a-qu'à, ceux qui vivent entre bière et ricard au comptoir de leur fief ne seront, bien entendu, pas d'accord.


Banlieues dangereuses
L'Attentisme occidental a certainement contribué aux désordres. Il est incontestable que l'imprévoyance, les égoïsmes et le manque de réflexion auront aidés à faire le lit des extrémistes et engage notre responsabilité quant à l'émergence du fanatisme religieux, utilisé  comme un prétexte à canaliser la haine. Beaucoup n'en n'ont cure. Ils oublient que nous sommes tous solidaires et que ce qui nous arrive n'est pas imputable aux autres, mais à notre incurable aveuglement. Le manque de courage pour des raisons  électoralistes, dont ministres et députés sont plus préoccupés par leur avenir personnel que des problèmes de société et majoritairement, incapables de comprendre que toute misère engendre de la violence. Incapables de comprendre que cette violence une fois  installée, deviendrait coûteuse et difficile à combattre.


L'Indifférence occidentale envers l'ailleurs, une permissivité aléatoire et des projets sans réelles perspectives ou exclusivement axés sur le court terme sont loin, très loin d'engendrer l'enthousiasme délirant des foules. Des lois votées et rarement appliquées, des quartiers populaires à l'abandon où s'entassent pèle mêles immigrés et français d'ailleurs,  témoignent d'un désintérêt total de la chose publique. Cette politique n'est pas inéluctable. Elle pourrait changer le jour ou les gouvernements, présent ou à venir, auront le courage de faire face à leurs responsabilités.

Les versets « subversif » du Coran sont très semblables aux multiples enseignements ou aphorismes définis dans l'ancien testament. La pensée Coranique semblerait pouvoir gagner en visibilité si elle se modernisait et s'adaptait à l'évolution historique des sociétés dans lesquelles elle s'implante. Elle serait certainement  plus en adéquation avec le système de fonctionnement des dites sociétés. Les catholiques et les protestants ont su le faire il y a pas mal de temps, non sans difficultés il est vrai. Il est incompréhensible et difficilement admissible que ceux qui se prétendent croyants puissent agresser ceux qui ne partagent pas leur foi et finissent par succomber à un racisme primaire. Nous aurions pu espérer autre chose pour cette société que nous considérons comme évoluée.


L'Image que la planète donne d'elle-même en ce début de siècle est une atteinte à l'intelligence. Tant par l'impéritie dont font preuve les politiques, que pour la misère occasionnée par la bienveillante financiarisation du système. L'Homme d'aujourd'hui est condamné à subir une mainmise de groupes d'influences et devient, petit à petit, une chose, un produit au service d'un programme élaboré par une élite, elle même dépendante de la puissance financière.  Où va l'homme ? Quelles sont ses chances de survivre et d'échapper à la dépendance programmée par l'outil informatique. L'outil qui finira un jour par accoucher de l'homme augmenté. Phénomène « mi-humain, mi-robot », dont la puce, assujettie aux ordinateurs, tracera le destin de individu au bon vouloir des besoins du moment. Le cerveau connecté disposera-t-il encore du libre arbitre ?

Le futur nous semble décidément anxiogène, enthousiasmant quelques geeks dans une indifférence générale...

C'EST NEUF ET INATTENDU

La victoire d'Emmanuel Macron
C'est neuf. C'est un monde incomparable issu d'une société incorrigible. Les gouvernants des pays les plus reculés ne tarissent pas d'éloges. Les performances du président Macron, encore inconnu il y a trois ans, sont étonnantes. Partir de rien et parcourir en l'espace d'un an le difficile chemin vers l'accession du pouvoir suprême, est tout simplement prodigieux et ne s'est jamais vu. Cette réussite ne peut qu'engendrer fâcheries, voir haines et jalousies de la part des légions d'incompétents. Les autres s'en félicitent. A trente neuf ans, le nouvel élu à la présidence de la république, témoigne d'une exceptionnelle maturité et d'un grand-savoir-faire.  En quelques jours il a su rendre sa dignité à la France. Intelligence, courage, réflexion et une excellente connaissance historique sont des atouts autorisant une vision pragmatique.


Il sait que l'avenir est très loin de se limiter à l'hexagone. L'avenir est intrinsèquement lié à l’Europe. Seule l'Union-Européenne et une volonté politique réfléchie, sont à mêmes de fournir les outils indispensables pour faire front à la globalisation, sans subir de dommages. L'Europe doit être au service du citoyen et non le contraire. Il est  appréciable et rassurant de constater que le président fasse preuve d'une vision claire et réaliste des enjeux géostratégiques, qu'il s'agisse du continent ou du Moyen-Orient. Avec un peu de chance le général de Gaulle retrouvera le sommeil.

Contestation du Front Social
Qui plus est, il dispose sans contestation possible des ressources intellectuelles indispensables à la réalisation de son programme. Talentueux, il sait assumer les risques qui lui permettent de faire avancer les choses. Il est dans l'action, très loin des arguties habituelles, A part les sceptiques professionnels, les aigris de nature, les envieux et jaloux par habitude qui tentent et tenteront sans états d'âme de semer le désordre tous azimut, le ciel semble relativement serein. La classe des opportunistes, toujours à l'affût d'une mesquinerie à vendre au mètre, ne manquera pas d'essayer de torpiller des projets pour exister. La presse, comme souvent, cherchera des cibles à exploiter pour assurer le tirage de leurs feuilles et garantir le salaire des scribouillards.

Inventive, curieuse elle s'activera à fouiller et à déterrer les petits secrets inavouables de certains hommes politiques dans l'espoir de générer du scoop. La liberté de la presse est indispensable pour autant qu'elle prenne en compte l'éthique de la profession. L'Homme ne sera jamais parfait. Tout un chacun a ses secrets, ses zones d'ombres et connaît ses manquements. Comment peut on exiger du politique, issu d'une population elle même pas toujours très nette, qu'il soit exempt de tout défaut. Sanctionner la malhonnêteté est un devoir de justice qui ne devrait être confondu avec une « chasse aux sorcières ». Dans l'absolu, faire sauter une contravention correspond déjà à de la corruption. Évitons d’accabler par plaisir et de condamner sans certitudes. S'il est nécessaire de tendre vers la perfection, l'atteindre n'est qu'évangile de bazar au service de la bigoterie. 


Discours présidentiel
Il s'agit de vivre et non pas de se faire canoniser de son vivant. Les saints appartiendront aux historiens des siècles à venir. Trop jeune et sans expérience. Tel fut le leitmotiv des chevronnés de la politique, des élites aux performances inénarrables, croulant sous le poids du...« savoir faire ». Ces poltrons au verbe haut   ont mis leur pays en quasi faillite. Ils s'évertuent aujourd'hui à déverser leur fiel sur les actions des  élus du nouveau gouvernement. Pieds nickelés désœuvrés, adeptes d'un ni-ni érigé en dogme,  ces handicapés de la réflexion freinent toute évolution dans l'attente de voir les choses s'arranger d'elles mêmes. Ils ont la dent dure, la critique acerbe et l'honneur en berne. Il n'a fallu que peu de jours à M. Macron pour investir la charge de président de la république. 

Une attitude, une excellente connaissance historique et le désir de rendre à la France son lustre d'antan, lui ont permis de conquérir sympathie et reconnaissance internationale. Ses rencontres avec les divers responsables de la planète ont été couronnés de succès. Il s'est fait comprendre en éliminant toute langue de bois. De Merkel à Poutine, sans oublier le mégalomane Trump, il a su faire montre d'un savoir faire sans faille, déclenchant l’enthousiasme de la plupart des pays. Pour bien voir un objet il faut s'en éloigner (Dicton Bouddhiste) un recul que beaucoup de français ne s'autorisent pas. Il y a aveuglement devant certaines évidences et ils manquent trop souvent de foi en l'homme – ne cherchant à mettre en lumière que ce qui n'a pas été fait au lieu de se réjouir de ce qui a été réalisé. Le général de Gaulle peut se rendormir.
                                                                                                              
Presse étrangère
N.B. Il est ahurissant de voir à quel point la presse peut répéter à satiété ce qui a déjà été exprimé maintes fois par les médias. A croire que ces dits médias cherchent à obtenir la certitude que ces imbéciles de français aient bien compris le message pour s'en imprégner ad vitam æternam. Rabâcher jusqu'à l’écœurement les mêmes  critiques, accusations ou condamnations pour combler des espaces et des temps d'antenne, ne font que déprécier et mettre à mal une profession en perte de crédibilité. 

Il est important de sortir des affaires, de rétablir des vérités et de défendre le citoyen contre toute concussion politique.Il n'y a aucun intérêt à couper les cheveux en quatre et de porter atteinte à l'honneur d'autrui par simple opportunisme. La presse, sous influence ; celle de la haute finance dont elle dépend – est hélas trop souvent juge et parti.

PRESIDENTIELLES

Observer l'agitation politique de loin et voir tomber les masques quand s'affichent les résultats des élections est un spectacle inénarrable. Entre la haine et le dépit des uns, les jubilations presque maîtrisées et juvéniles des autres, la vision de cette comédie humaine vaut son pesant d'or. La perdante se transforme en pin-up de gargotière, quant au vainqueur, il revêt le confort des habits présidentiels. Elle, championne de l'invective, la vulgarité chevillé au corps, s'applique à démolir, non pas un programme mais l'homme qu'elle est incapable de contrer par l'argument. Madame Le Pen est brouillonne et son attitude souligne le manque de connaissance des dossiers qu'elle est sensée traiter, par un rictus amère et forcé qui trahit ses inquiétudes. 

Elle se sait vaincue et faute de savoir convaincre, elle use et abuse de contrevérités, de mensonges et de sous-entendus. Elle se situe à des années lumières de la fonction qu'elle convoite. Mauvaise foi, approximations et injures ne font pas un programme et si quelque part il devait y en avoir un, encore faut-il pouvoir le financer autrement que par l'incantation. 


Durant le challenge pour l'attribution de la mission suprême, les amabilités et...coups bas se distribuèrent à la louche. Mais dès l'image du président nouvellement élu affichée, l'opposition, bienveillante et vertueuse, mit le turbo et laissa fuser procès d'intentions et critiques haineuses. Ils craignirent, avec raison sans doute, que le changement politique n'entraîne une importante perte des prérogatives. L'honnêteté de la caste dirigeante se faisait plus abstraite et le fair-play jouait  les filles de l'air. Endosser la responsabilité d'une victoire n'est pas un problème. Accepter une défaite, dont on est personnellement responsable, en est un. Comme toujours les échecs creusent douleurs et aversions, rancunes et répulsions. 



Les adversaires de hier sont considérés à tort, comptables de leurs malheurs. Plus la joie du vainqueur est grande, plus la rage du perdant ravine les pentes. Ces inutiles, perdus dans le fleuve de l'insignifiance, ersatz de la politique, grouillent dans la mare aux incapables et témoignent d'un manque de maîtrise, soulignant si faire se pouvait leur inaptitude aux fonctions qu'ils occupent.


Après la proclamation des résultats, la mauvaise foi reste toutefois à l'ordre du jour. Mensonges, fausses statistiques ou erreurs calculés, font florès. La déconvenue du perdant, à défaut d'accepter son sort cherche à déconsidérer ses adversaires politiques. Venger la défaite! Peu importent les moyens. C'est le triste spectacle d'adultes empruntant aux jeux d'enfants de quoi écrire un nouveau chapitre dans les pré-hauts de l'absurdie. Puis c'est la confrontation, l'instant critique où l'ex candidat se mesure de façon frontale aux virtuoses de la mesquinerie. Le cynisme des girouettes n'a d'égal que celui des médias, chasseurs de médisances, préférant le buzz aux commentaires de fond. Des journalistes en rupture d'imagination, abonnés aux  questions débilitantes, cherchant plus à déstabiliser qu'à informer. Dans bien des cas ils passent à côté de leur sujet par manque d'intérêt pour la personne interviewé.


La plupart des médias, du rédacteur aux journaliste, sont obnubilés par le scoop, le sensationnel et le buzz. Ils tendent la main vers l’a.f.p comme un lépreux sa sibylle vers l'aumône. Les sources ne sont ni recoupées, ni vérifiées. L'information ne suscite alors que du trouble, alignant l'éthique sur le vulgaire. Les rédactions s'étonnent de perdre leur crédibilité et la presse fini par mourir d'inefficacité S'exprimer sur du vent, dire l'insignifiant pour assurer ses fins de mois, anéanti la profession. Cela ne fait qu'éloigner lecteurs et auditeurs qui ne demandent qu'à connaître la vérité.Ils refusent, à raison, toute intoxication ou salmigondis approximatifs. A continuer ainsi, les médias finiront par scier la branche sur laquelle ils sont assis. 

Comme toujours, à peine installés les nouveaux ministres du gouvernement essuient la critique de ceux qui savent, qui supputent, qui prédisent et se réorganisent en opposition. Ils expriment à voix haute ce que des ministres pourraient penser...à la rigueur. Ils gratifient ces derniers d'intentions non formulées mais qui, selon le savoir de l’intelligentsia, tomberaient sous le sens. La paresse mentale du scribouillard, des pisse copies du samedi, toujours à la recherche d'un éphémère scoop, n'a d'équivalent qu'une invraisemblable tolérance pour la bêtise et l'ignorance. De l'à peu près qui se mue en certitude et fini par épouser les contours du dogme. L'amertume, cette face cachée de la réussite, octroi parfois quelque grandeur aux hommes de bonne volonté. Aujourd'hui encensé par la victoire, demain vilipendé par les supporters de hier. 

Ainsi en va-t-il de la politique. Elle fait bouger une fraction d'histoire en faisant le buzz. Pour la première fois depuis des décennies la France dispose d'un gouvernement où les capacités et le savoir faire prennent le pas sur les ambitions personnelles. Pour la première fois l'homme politique tente de dépasser les dogmes pour se mettre au service du pays. Pour la première fois depuis des lustres il est permis d’entrevoir une réelle embellie et de rêver d'une nouvelle grandeur, malgré la critique des inévitables aigris, et mauvais perdants, des jaloux, des esprits vinaigre au service de l'incompétence et envieux qui ne pensent qu'à ruiner ce qu'ils sont incapables de concevoir.


Il reste à souhaiter que la population de l'hexagone puisse assurer une majorité gouvernementale au nouveau président. Il est impératif de pouvoir réaliser le programme pour lequel il aura été élu – comme il reste à espérer que les politiques du nouveau gouvernement fassent preuve de maturité pour ne plus confondre « France et intérêts personnels » comme ce fut si souvent le cas.

                                              

PREOCCUPANT

Il est préoccupant d'entendre l'argument des candidats aux élections présidentielles. Invectives, cynisme, mensonges et coups bas. Qui plus est, certains candidats frisent la vulgarité. Discours de mauvaise foi, un vrai concours de jeu de quilles. Il est difficile de croire que ses mégalomanes à l'esprit égaré ou aux programmes irréalistes, puissent prétendre à la fonction suprême. Ils ne doutent de rien. Avec le tombereau de quincaillerie que certains traînent derrière eux, de fausses vérités à répétition à l'effronterie dont ils font preuve en parlant probité, il est impensable d'en imaginer certains à la tête de l'état.


Pourtant justice est faite. Le champion de cette élection imperdable, toute honte bue, s'est fait hara-kiri sur le champ de bataille. Il est troublant de savoir que l'assertion de probité vient d'une candidate emberlificotée depuis des décennies dans des affaires judiciaires. Politicienne aguerrie elle refuse de surcroît de se soumettre aux injonctions de la justice. Justice qu'elle serait sensée faire appliquer en tant que chef d'état. l'Autre candidat aux affaires bondissantes, vérolé par l'ambition du pouvoir et détenteur d'une moralité vacillante – est capable de parjure pour répondre aux nécessités de ses ambitions. Un candidat guère contrarié par le tintamarre des casseroles qui le suivent dans ses pérégrinations. Ces agités d'un autre temps prétendent sauver la France, aidés en cela par des médias orientés qui font de l'impartialité un gros mot. Belle illusion.

Il est préoccupant de constater qu'un grand nombre d'aficionados, droite et gauche confondues passent comme chat sur braise sur les affaires. La réflexion journalistique en est partiellement responsable. Comme les agences de presse sont moins onéreuses, le contenu des interviews est souvent laissé à l'appréciation du journaliste. Ce dernier commente, y impulse son point de vue, se met en scène et fait le buzz. Il est plus intéressant pour son image personnelle de gêner son interlocuteur avec des questions sans intérêts que d'informer sur le fond. Une bonne méthode pour  desservir le thème de l'émission et rendre le débat stérile, voire irritant. Le savoir vivre fou le camp et la noblesse de la profession en pâtit.  Rares sont les journaleux suffisamment éduqués pour ne pas répondre eux-mêmes aux questions qu'ils posent.

Ils laissent parfois le locuteur aller au bout de son exposé. Peu importe la moralité pourvu qu'il y ait l'ivresse du résultat. C'est un langage de financier, langage rejeté par soixante dix pour-cent des électeurs. Toute compromission avec la moralité n'est que source d'injustice. Injustice honnie par la population, sauf par ceux qui en vivent et la cultive comme un champ de pavot. L'Exemple est un privilège qui échoit à ceux qui sont aux commandes. Il est impensable d'exiger d'un citoyen ce que l'élu refuse d'exiger de lui-même. Pourtant le fossé se creuse entre une population exsangue, en contact avec les réalités quotidiennes et une hiérarchie enferrée dans une logique de caste.

Des logiques divergentes qui s'opposent aux tribulations de la société qu'elle est sensée gouverner. Des mondes dissonants en rupture de langage, où la politique des mots changent de sens suivant l'interlocuteur. La fracture s’élargit, l'incompréhension sourde et finit par s'installer durablement. La politique sert-elle encore le chaland quand l'élu n'a visiblement plus de prise sur l’événement ? Dépassé, croulant sous la pression des lobbys, il se conforme aux exigences d'une finance omniprésente. Le poids du capital est une fatalité au service de la concussion. Désolant de voire à quel point la population, fatiguée des promesses non tenues, des mensonges proférés au  quotidien, se détourne de la politique et accepte son sort dans l'indifférence. Situation politique humiliante. Il est renversant de constater l'absence de mémoire des édiles, des citoyens en général.

Il n'y a qu'un infime pourcentage d'électeurs et une poignée de dirigeants suffisamment éclairés pour faire un effort de réflexion sur le passé historique de nos sociétés occidentales.  Depuis des décennies, citoyens et politiques vivent dans le virtuel, sans lien avec le passé et dépourvus de visions à long terme.Ils fuient la réalité d'une mondialisation installée faute d'en comprendre les tenants et aboutissants. Pourtant cette globalisation est inévitable. Elle s'inscrit dans une expansion en voie d'accélération, fruit des outils toujours plus perfectionnés mis à notre disposition par la recherche. Recherche dont les résultats dépassent le plus souvent les capacités d'assimilation du plus grand nombre.

Il faut du temps, ce temps qui nous échappe et qui n'est plus monnayable. L'époque où l'on pendait haut et court celui qui prétendait que la terre fut ronde n'est pas si lointaine.

DU GRAND GUIGNOL


Cacophonie, coups tordus, trahisons. Un système de gouvernance érigé en idéologie. Mensonges, bluffs et abus de pouvoir se sacralisent au sommet et deviennent monnaye courantes. Le triste spectacle d'une bande d'adultes irresponsables  se comportant comme des adolescents en rupture de ban. De petites révolutions de palais en guerres de succession, la mafia aux affaires joue les prolongations. Une population trahie, gavée de fausse promesses et méprisée. Le vain combat d'une élite dispersée, en perte de repaires, démissionnant devant une bande d'égotistes œuvrant pour le maintient de leurs acquis et toujours en recherche de nouvelles prébendes. 


L'apathie d'un nombre d'ahuris ouvre une autoroute aux délinquants de l'autorité. Toute l'incapacité de la France réunie autour d'une poignée d'assoiffés de pouvoir. Assoiffés dont le poids des ambitions rejailli comme d'habitude sur ceux qui remplissent correctement leur fonction. Avec le tintamarre des casseroles, les conflits d'intérêts ou les abus de pouvoir, il n'y a décidément pas de limite aux petites ou grandes malversations dont le poids financier sera, bien entendu, à la charge du contribuable. Des irrécupérables qui s'autorisent et profitent de tout ce qu'ils interdisent à la population. La corruption ou art de vivre, devient une référence, une carte de visite à exhiber.


Le spectacle confondant que nous offrent ces messieurs en quête de politique avec vue sur finance, adeptes du « self service » -  méthode méticuleusement mise au point par la coterie des sous payés du pouvoir. Ils s'étonnent  de ne plus avoir l'oreille du peuple. Ils oublient que ce dernier a une bonne mémoire et qu'il se rend compte que ces ladres s'enrichissent depuis des lustres à ses dépends. Devenir audibles en abreuvant la plèbe de promesses le temps d'une élection n'est plus vendeur. Le besoin de vérité, l'appétence pour les enjeux qui détermineront l'avenir incertain de beaucoup et la nécessité de recevoir de vraies réponses aux questions posées, est devenu l'enjeu primordial du bon fonctionnement de la chose publique. Compétences et probité sont des revendications incontournables. Les promesses qui font pschitt au bout de six mois n'ont plus la cote. Les vénérables docteurs ès concussions devraient changer leur fusil d'épaule et réapprendre à gouverner. 

Apprendre à faire de la politique dans le but de faciliter la vie des habitants et non la leur. Le carrousel des ego et le désintérêt témoigné envers la population sont des habitudes lourdes de conséquences qui se payent au comptant. Soit par un vote blanc, soit en tournant le dos au cirque des élections.


Les sociopathes de la finance feraient bien de redescendre sur terre et de mettre une sourdine au désir du « toujours plus ». A partir d'une certaine fortune l'argent n'a plus de sens. Il n'est plus qu'une carte de visite à susciter flatteries et envies au service de la corruption. Les politiques, cupidité aidant, se sont laissés déposséder de leur aptitude à réglementer la finance. Au lieu de maîtriser ce pouvoir, c'est la finance qui maîtrise le politique. Faire marche arrière pour renouer avec une éthique salutaire ne sera pas chose aisée. Il faudra beaucoup de courage et de persévérance à une nouvelle équipe de politiciens pour ne pas succomber à la puissance des lobbys. Réparer les erreurs et être à l'écoute des habitants du pays. 


Être dans le partage et expliquer sans cesse  les grandes lignes à emprunter pour s'approcher le plus possible d'une justice pour tous. Avoir à l'esprit qu'on gouverne pour le peuple au nom du peuple et non pour satisfaire des ego. La classe politique actuelle en est incapable. On ne se débarrasse pas aisément de quarante ans de mauvaises habitudes et de tricheries.


Côté Europe, cette belle idée née de la réflexion d'une poignée de visionnaires connaît de gros problèmes.  Sa réalisation, pour extraordinaire qu'elle soit, bat de l'aile. Une réalisation mal comprise et mal expliquée par des politiciens aux dogmes chevillés au corps, se comportant comme des cafards en errance planqués derrière des soubassements pourris. Des velléitaires aux notions géostratégiques hémiplégiques, n'ayant probablement jamais vus de mappe monde ou ouvert un livre de géographie. Des absents de la grande histoire et par conséquent ignorants de ce qui est et adviendra dans un proche avenir. Nous sommes ancrés dans la mondialisation  et un retour aux années trente est exclue, à moins d'en accepter les conséquences avec son cortège de dégâts, dégâts que le contribuable s'empressera de régler faute de pouvoir s'y opposer. L'Europe doit être repensée pour être en mesure d'assurer son unité et être en capacité de garantir sa défense, tant du point vue économique, militaire que stratégique. 

Elle devrait également avoir le courage d'exclure ou du moins de mettre hors d'état de nuire, le ou les pays incapables de se conformer à la charte européenne. Il est inacceptable de profiter des avantages de l'adhésion en refusant d'en partager les contraintes.

LE POLITIQUE AU COIN DU FEU

En soi une maladie mentale n'est pas grave. Les meilleures familles ont parfois des rebibes qui répondent à des aléas de cet d'ordre. Se prendre pour Napoléon, multiplier les petits pains ou voir le monde à l'envers, n'interdit pas d'apprécier les babas au rhum ou les éclairs au chocolat. Aider un esprit en mal de raison est un devoir, mais de là à confier les rênes du pouvoir à un sujet frappé par une déficience intellectuelle il y a une marge qu'il faudrait éviter de franchir. L'ami Trump semble être le candidat idéal permettant d'illustrer cette aberration du cerveau Au règne du virtuel les incapables sont rois. Les exemples sont hélas légion, ce qui n'augure rien de bon pour l'avenir de ce monde dirigé par une pléiade d'oligarques qui se remplissent les poches au détriment des pauvres et de la classe moyenne.  Cette déficience intellectuelle opère à rebours du bon sens et fini par peser sur les relations internationales qui de toute évidence ne sont déjà pas au beau fixe. 


Comme d'habitude la concussion et les conflits d'intérêts se vivent au grand jour avec la complicité de la haute finance. L'éthique en berne, le savoir faire monopolisé par les privilèges des grandes écoles et voilà le chemin qui s'ouvre aux futures compromissions élevées au rang d'élites.  Il n'y a plus qu'à stimuler avec cynisme théories et actions inutiles, voire pernicieuses, aux nations qui n'en demande pas tant. Les eunuques aux affaires, ces parangons de la carabistouille, une main sur le cœur, l'autre dans la poche du contribuable, audibles en période d'élection sont de la dynamite  pour l'avenir de la nation. Ils cumulent tous les avatars de la déchéance. Une véritable mise à feu de démagogies de bazar à l'attention d'une population excédée et fatiguée des rengaines habituelles. La montée des extrêmes rendue possible par la démission de nos pieds nickelés refusant obstinément d'abandonner langue de bois, fausses promesses et explications du monde dans lequel nous vivons. Faute peut-être de ne rien y comprendre eux-mêmes. Dans ce cas ils n'ont aucun droit aux fonctions qu'ils squattent. L'Incompétence généralisée et les concerts de casseroles semblent êtres, à l'image du psychopathe Trump, les passes-droits ou clés d'accès aux plus hautes fonctions.


La classe politique, désorientée, en pleine confusion, irresponsable, se parle à elle-même au lieu de s'adresser au peuple et peine, arrogance suprême, à remettre ses théories en question. Les besogneux du pouvoir, avec cynisme et persévérance, ne manquent aucune occasion de mettre à nu leur sens de l'inutile. A l'image de ces quelques entités qui à elles seules détiennent la moitié du PIB mondial, les  bras cassés de la politique sont, eux aussi, une petite minorité à tenir les populations en otage. Ils vivent le prurit du pouvoir comme un enfant sa scarlatine, à cette différence prêt que l'enfant en guérit. Quand on voit le Châtelain de la Sarthe enfouir la morale dans la poubelle des élections présidentielles, le commun des mortels vacille de stupéfaction. Les exemples se suivent et se ressemblent, De Marine le Pen aux Balkanys – la déontologie est en deuil et appelle à la défiance. Ces as de la combine et du démérite, de l'à peu près, des discours tronqués, aux contradictions multiples et parfois désavoués par leurs pairs, continuent sans  vergogne à alimenter leur prurit.  Le monde se délite, part en quenouille à la grande satisfaction d'un nombre croissant de dictateurs en voie d'éclosion. 


Les sociétés civiles, abruties par l'éloquente dialectique de quelques fanfarons du verbe ne perçoivent pas les dangers qui se profilent. Ils ne réalisent pas que le soleil risque demain d'enflammer les désastres. L'homme croît sans cesse  dans l'absurdité de sa condition, véhiculant sa bêtise vers l'infini ne retenant aucune leçon. A croire que l'homme cultive ses malheurs et ses désespoirs comme un but d'existence à vivre collectivement.  A force d'accepter avec crédulité le règne des Pinocchio promettant des lendemains qui chantent et qui souvent se substituent aux responsabilités du citoyen, en guise de faveur en vue de prochaines élections, l'homme en perd ses défenses et sa combativité contre l'adversité. Nous rendre dépendant pour mieux nous asservir, entraver l'action individuelle, multiplier les chicanes décourage  toute initiative et amène le quidam à une docilité voulue et irréversible. L'homme n'est pas un business plan, ni une équation à materner jusqu’à ce que mort s'en suive. Il devrait pouvoir être l'aventurier de sa propre existence.

Autre problème de taille, la confusion qui s'inscrit dans l'ADN de la géostratégie mondiale. Le continent contrarié puis dispersé, inaudible et tirant à hue et à dia, sans programmes ni perspectives , démotivé et à bout de souffle est dans l'incapacité de construire un projet. De querelles de clocher en égoïsmes nationaux, les crises de jalousie du personnel et la masse dolente des « y a qu'à »  permettent à des petits chefs néo-nazi d'émerger pour régler le sort de l'Europe...sans intervention divine. Des pays qui n'ont rien à  faire dans la communauté se permettent de prendre des décisions unilatérales sans que Bruxelles n'intervienne. C'est un vrai bordel trois étoiles. La solidarité est également aux abonnés absent. Il est scandaleux que des pays comme la Grèce et l'Italie pour ne parler que d'eux soient seuls à faire face à l’immigration. 


Avec des aides a minima et qu'ils se débrouillent ??? Comme toujours c'est l'incrédule, l’ahuri, le bien pensant et le « faux » protecteur qui rafle la mise.  C'est un bis repetita des années trente. Et pendant ce temps le politique réfléchit à comment sauver ses billes. Il semble que L'Europe  entame sa marche vers le chaos. Encore un peu, quelques pieds nickelés de plus et le sort sera scellé... et mérité. Il y a un temps pour tout. Celui du déclin  et celui de la conquête, principalement attribuée à l'émergence de nos puissants voisins. La Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique étendent leurs influences et placent leurs pions grignotant petit à petit les espaces qui ont fait la force du continent. La déchéance annoncée était prévisible.

La question est de savoir comment nous allons finir.  Subirons nous une révolution interne à cause des injustices sociales et la corruption ? Ou seront nous asphyxiés par la puissance des nouveaux intervenants en voie de formation ? 

EST-CE QU'ON NAÎT IMBÉCILE ?

On prend les mêmes et on recommence. On verse une poignée d'ego au pot des pouvoirs et on consolide langues de bois et contes à dormir debout. Mêmes discours abscons, mêmes formules attrape couillons, et mêmes mensonges. Identique aussi, la propension à considérer l'électeur comme un demeuré. Le drame Européen réside dans un manque criant de visionnaires, tant politiquement que sur un plan  géostratégique. Il y a trop de fonctionnaires aux dents longues, sans imagination, incapables d’envisager ne serait-ce que le moyen terme et donc de prendre quelque responsabilité que ce soit à quelque niveau que ce soit. Le personnel politique, bousculé dans son ronron quotidien et trop affairé à préserver son confort, s'affole. Il s'accroche aux décennies de demi mesures, ponctuées de grèves et de laisser aller. Mêmes années qui se suivent et se ressemblent. Toujours. Toujours  encore le temps du non agir et des scandales, ce temps où la France s’acharne à persister dans l'illusion d'une grandeur post coloniale. Un temps qui dure et demeure d'actualité. 

Ne rien changer sinon à la marge afin de pouvoir continuer son train train quotidien en assurant ses arrières. Aujourd'hui la planète est en feu. Une nouvelle géostratégie, à l'image des plaques tectoniques se met en place. Des pays se regroupent pour unir leurs forces et dégager suffisamment de puissance pour faire face aux nouvelles donnes. Et l'Europe se délite, s'éparpille pour mieux servir d’appât. La courte vue des uns, le manque de discernement des autres, assoiffés de pouvoir, feront le malheur du plus grand nombre. Pendant que le stratège Poutine consolide ses influences, l'Europe discute du sexe des anges et se perd en palabres stériles.


La seule préoccupation de ces coûteux inutiles – c’est de rester en place. Certains, dont la bonne foi n'est peut être pas à mettre en doute, ont simplement atteint leur seuil d'incompétence. Incapables de comprendre le fil des événements. Ils ne savent plus où ils sont, ni où ils vont et se perdent en conjectures.  Aveugles aux transformations qui s'opèrent, ils oublient que la globalisation est une réalité et non un mythe. S’adapter ou disparaître, tel est le nouvel adage. L'Histoire, de l'antiquité à nos jours, le prouve. Les cacochymes de la tradition et tenants du dogme, sont paralysés par l'ignorance et l'incompréhension. Jouer aux éoliennes n'est que temps perdu. Ils devraient restaurer l'éthique de la fonction au lieu d'endormir le militant avec des discours lénifiants. Un gouvernement digne de ce nom, a le devoir d'armer sa population pour lui permettre d'affronter l'adversité avec un maximum de chances de réussite. Il est plus facile de gueuler le cul enrobé de velours que de mordre le mollet d'un puissant. Il faut du courage et de cela, les politiques sont hélas et évidemment complètement dépourvus.

L'Aveuglement de l'Europe est une catastrophe...ou une chance extraordinaire pour des hommes d'état tels que Vladimir Poutine ou pour une administration telle que Pékin...en passe de ravir la première place aux États-Unis. La  puissance mondiale change de camp. Les partis politiques, de l’extrême droite à l'extrême gauche portent une immense et lourde responsabilité dans l'émiettement de l'union. Ces pense petit de la politique, attachés au pouvoir comme des sangsues au cul d'une truie, sont à des années lumière des préoccupations de la population. Ils sont dans le déni, la dissimulation et l'escroquerie intellectuelle.. Le monde d'aujourd'hui n'est plus celui de hier et celui de demain est à...réinventer. Pour survivre il faudra plus de solidarité avec les pays en voie de développement et ceux du tiers monde. Nous sommes tous interdépendants. Évitons de prendre des vessies pour des lanternes et voyons la réalité des choses.

Il faudra bien accepter, bon gré malgré, la hausse constante de l'immigration tant que les conflits, dans lesquels nous avons une très large part de responsabilité, n'auront pas cessé. Réfléchir, prévoir, imaginer et faire preuve de bon sens. Il n'y a que les fascistes primaires dont la pensée s'arrête à hauteur de nombril qui peuvent affirmer que tout irait mieux sans l'Europe. Les écouter  c'est risquer un retour aux années sombres, celles de la dernière conflagration mondiale. Prétendre lutter contre le chômage c'est bien, mais cela ne veut rien dire. Ce ne sont que des formules pas même agréables à entendre. Lutter contre le chômage c'est investir dans l'éducation, dans la recherche, dans la formation et l’apprentissage. Lutter contre le chômage c'est prévoir et investir tous azimuts dans les nouvelles technologies en cessant de plaider pour un retour à l'orthodoxie.

Lutter contre le chômage c'est collaborer avec des syndicats responsables en éliminant ceux qui ne cherchent qu'à conforter des rentes de situation.  C'est admettre le développement croissant de la robotisation qui à terme supprimera 15 à 20 pourcent de places de travail. C'est mettre les populations face aux évidences et expliquer que toute mutation comporte une certaine part de risque. Pour retisser des liens de confiance entre contribuables et politiques il faut user voire abuser d'un langage clair, compréhensible et transparent. C'est là qu'une nouvelle génération de visionnaires responsables devraient prendre les rênes du pouvoir car les enracinés du dogme, les austères et adeptes de ce qui fut, bref les tenants du conformisme, n'ont plus leur place dans ce monde en évolution constante.Si nous voulons donner une chance à l'Europe il serait opportun de mettre de l’ordre dans la maison afin de représenter dignement sa population.

Mettre fin aux prébendes de toutes sortes et cesser, entre autres, de considérer  la vie politique comme l'antichambre d'un bordel. Le citoyen a droit à un minimum de respect et mérite d'être traité sans condescendance ni paternalisme. Cela n’a que trop duré. Il faut que cela cesse. Maintenant. !


N.B. l'Homme et sa conception humanitaire frise l'impudence. Faire des gorges chaudes pour une fessée et accepter sans autre formes de procès que des millions de personnes, dont beaucoup d'enfants, meurent de faim ou soient assassinés pour des raisons opportunistes, est une honte pour tous ceux qui se targuent de faire de la politique. Accepter que « huit entités physiques » puissent détenir à eux seuls l'équivalent du P.I.B de plus de trois milliards d'habitants, est un scandale innommable. La plupart des inutiles de la chose publique vivent déconnectés de toute réalité, bien à l'abri de leurs égoïsmes et n'ont que faire de leurs administrés. La politique, à coups clairon, d'annonces irréfléchies et souvent hors propos, aux résultats de plus en plus virtuelles, ne servent qu'à rassurer pour durer, gagner du temps et tant pis si la crédibilité se dilue dans l'indifférence. 

La politique, telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui est morte et ceux qui croient l'exercer ne sont que pantins désarticulés et coûteux, tenus à bout de bras par les contribuables.

DE L'ATLANTIQUE A ...

Confusions politiques
Les hurluberlus, faux patriotes et vrais imbéciles arque-boutés sur des principes d'un autre âge, n'ont pas fini de dynamiter l'avenir : qu'il s'agisse d'ambitions dispersées, de projets incertains et de désarroi d'une élite manquant de branches auxquelles s'accrocher : du n'importe quoi dans le désordre ; des petits chefs en quête d'inspiration dans un contexte où tout le monde sait tout sur pas grand chose et le fait savoir, des pros de la politique perdus dans les labyrinthes du passé, plus sûrs de rien, avançant à l'aveugle, une canne blanche entre les oreilles. Ils sont Incapables de faire évoluer les pays du continent vers l'union si nécessaire à sa survie, comme des hybrides intellectuels pour moitié irresponsables, accrochés aux prébendes de la fonction, ils omettent de s’interroger sur la misère du citoyen, ces hâbleurs diplômés des grandes écoles, plus intéressés par le pouvoir doré et l’assurance d'une belle retraite.

Ils ont perdus toute crédibilité au seuil du vingt et unième siècle.Il est temps de créer les conditions permettant à une nouvelle génération, plus jeune et imaginative, d'accéder au pouvoir.


84 millions de pauvres en Europe ...
Il est temps de faire la place à une conception politique plus adéquate en favorisant des regards neufs et prospectifs, plus à mêmes de diriger des gouvernements avec les armes et les savoirs actuels. Il est urgent de mettre hors d'état de nuire les vieilles badernes désespérément accrochées aux formules éculées, héritées des années trente. L'époque où le pouvoir s'exerçait par la division est révolue. Les responsabilités exercées aux plus hautes fonctions exigent la présence d'hommes d'état éclairés, dynamiques, volontaires et capables de saisir l'importance du long terme. Il est primordial de faire preuve de pédagogie pour amener le citoyen à adhérer aux projets de société en lui expliquant le pourquoi et le comment des décisions à prendre. Cette nécessité pédagogique doit pouvoir s'exercer à tous les échelons. Mettre le citoyen devant le fait accompli est voué à l'échec.


La nouvelle classe politique que l'homme de la rue appelle de ses vœux aurait tout à gagner à jouer la transparence en s'imposant, entre autres, la même discipline qu'elle exige de ses concitoyens. Il serait judicieux d'apprendre à communiquer, à expliquer, à interroger et à écouter sans cesse, avec une vision structurée qui puisse conduire vers une ouverture de moindre angoisse. Le peuple n'est pas idiot. Il sait faire face, mais en connaissance de cause. Un peu moins d'ego serait profitable à tout le monde. Les hommes, capables de telles performances, ne courent pas les rues et n'ont rien de commun avec les puits de bêtise de la politique spectacle habituelle.


W.Churchill Zurich 1946
De telles carrures ressemblent davantage aux personnages tels que des « De Gaulle » qui fut l'honneur de la France et sauva le pays de la déchéance ou d'un « Churchill » qui permit au Général d'exister face aux États-Unis. Roosevelt était effectivement opposé à la présence de De Gaulle, considéré comme un trublion arrogant, sans troupes et dont la présence fut jugée inutile aux côtés des armées américaines. Churchill, homme d'état visionnaire, préconisa - lors de son fameux discours de Zurich en septembre 1946 - l'absolue nécessité de créer les « États-Unis d'Europe » tout en  excluant de facto l'Angleterre de cette initiative, afin de répondre à la nouvelle donne géopolitique. Avec le soutien d'un « Konrad Adenauer » qui a su reconstruire le champ de ruines que fut l'Allemagne et un « Alcide De Gasperi » le peut-être devint probable.


La fin du deuxième conflit mondial donna un nouveau visage au monde, celui de puissances en formation dont nous voyons aujourd'hui les contours avec toujours plus de précision. Face à la Chine, les Amériques et ses zones d'influences, avec l'étoile montante Africaine, l'Europe fragmentée et dispersée, en équilibre précaire, ne pèse pas lourd. L'attitude européenne envers la Russie, plus particulièrement celle de la France demeure  un non-sens, un geste inutile et dangereux, une diplomatie d'amateur, d'imbéciles, à courte vue et à revers de bon sens. Un différent se règle autour d'une table par la discussion et non en agitant des menaces tous azimuts pouvant mettre certains pays en danger. 

Etats-Unis d'Europe possible
L'avenir se situe dans la cohésion et l'union des forces. Si l'Europe est tant décriée depuis quelques décennies, c'est que les politiques n'ont pas su ni voulu expliquer les raisons qui en font une nécessité absolue. Les givrés du pouvoir ont imposé leurs points de vues sans en référer au peuple, cumulant mensonges et fausses promesses. Ils ont oublié que la politique est aussi une affaire de talent et de clairvoyance, qu'ils sont là pour servir, non pour effectuer des ronds de jambes dans les salons à la mode. Il faut des hommes intègres, brillants et généreux, à l'intelligence chevillée au corps. Des phares. Des guides au service des populations et soucieux de l'avenir des citoyens. L’Éthique a hélas trop longtemps cédé la place à l'esprit de clan, aux combines électorales, aux mensonges et à la corruption.



Armée Européenne
Le citoyen n'est pas une réponse à des critères électoraux ou un outil performant entre les mains de quelque paladin de la finance ou de la politique.  Il incarne l'énergie, la force vitale d'une société en mouvement, en accord avec son  environnement. Le rôle du politique consiste à servir, à canaliser au mieux ces forces, parfois contradictoires, au bénéfice du plus grand nombre. Mais l'orgueil mal placé des jusqu'aux boutistes, des va t'en guerres, prompts à l'invective et toujours en opposition, à leur réflexion minimaliste, ainsi qu'une vision nombriliste de l'événement – fait qu'ils sont dans l'incapacité de prévoir ou d'anticiper le résultat de leurs actions. Autant de raisons qui expliquent que le politique n'a cessé de creuser le déficit de confiance du citoyen. A force de courir après les vides à combler et de cumuler l'inutile pour valoriser une image et nourrir l'illusion d'être entouré, ils en oublient l'essentiel et se repaissent de l'éphémère.

Le politique s'est auto-détruit avec persévérance. Le temps presse. Tous les domaines sont concernés, particulièrement ceux où sévissent les extrêmes.  Il est urgent de rendre à la diplomatie sa place d'honneur et d'en finir avec le massacre des innocents. Ces milliers de morts inutiles sacrifiés aux égoïsmes de gouvernements laxistes, ces millions de réfugiés, de déplacés à bout d'espoir et de vie, dont nous sommes intrinsèquement responsables si nous nous référons à l'histoire. Ne pas agir pour que cesse pareille situation dans le seul but de sauvegarder un confort aléatoire, est une honte pour l'humanité et risque d'aboutir à une troisième guerre mondiale.




Ronald Haakman                                                                                                        




NB. La période difficile que traversent la plupart des pays devrait faire réfléchir nos têtes pensantes, s'il en reste. Le brexit inattendu et jugé impossible par les faiseurs d'opinion, les élections américaines aux résultats longtemps considérés comme improbables, le nombre d'insurrections sans fin, les guerres civiles à répétition et le génocide du Moyen-Orient donnent du grain à moudre à cette Europe en déliquescence.  Il faut choisir entre renoncer ou agir, accepter la dislocation du continent ou se battre. Aujourd'hui  nous ne sommes pas loin de capituler pour nous contenter de l'illusoire, à la manière des accords de Munich en1938 sous l'égide de Neville Chamberlain. La fiabilité des États-Unis n'est plus ce qu'elle était. Leur centre d'intérêt s'est déplacé et la défense « sacrificielle » pour l'Europe n'est plus à l'ordre du jour. 

Fausses menaces
Bruxelles devrait en être consciente et changer son fusil d'épaule en favorisant la construction d'une défense européenne et en levant les sanctions envers la Russie. Des sanctions pour le moins hasardeuses et qui n'ont servis qu'à générer des graves problèmes pour la paysannerie et les éleveurs Français. Vladimir Poutine n'est certes pas la personne la plus saluée dans les sphères politiques, plus particulièrement en France, mais l'OTAN a également eu sa part de responsabilité dans le déroulement du scénario Ukrainien. Et l'amateurisme diplomatique dont ont fait preuve nos instances dirigeantes a aussi contribué à causer d'importants dégâts. Que cela nous plaise ou non, l'immense pays qu'est la Russie fait, historiquement et culturellement, partie de l'Europe depuis au moins le dixième siècle. Nous avons besoin l'un de l'autre, ne serait-ce que sur le plan économique pour commencer. 

Nous avons le choix entre nous détruire par l'émiettement des états, politique déjà en cours ou celui de construire une confédération européenne forte et capable de résister aux pressions extérieures. Nous devons apprendre  à parler d'une seule voix face aux mastodontes qui se mettent en place. Dans quelques décennies l'occident, déjà en perte de prestige, sera minoritaire et devra faire face à la montée de l'excellence Indienne, Chinoise et Africaine. Les meilleures Universités ne se trouvent plus majoritairement en Europe. Le savoir se déplace à grande vitesse et devient l'apanage des pays émergents. Si nous voulons exister au delà des prochaines décennies, nous devons impérativement prendre notre destin en main et bâtir sans perdre de temps cette Europe si désirée. Il faut cesser de miser sur le court terme et de jouer « petits bras » Le patriotisme devra déborder de ses frontières actuelles pour épouser celles du continent. 

PARTIS POLITIQUES

Les partis politiques, à force d'abuser de la naïveté des populations perdent de leur intérêt et mettent en lumière l'inutilité de la fonction. Ce ne sont que des jeux d'ambitions pour accéder au pouvoir. La société civile se transforme alors en victime expiatoire destinée à combler les déficits des incompétences politique et passera comme d'habitude à la caisse. Les décisions hasardeuses se payent toujours au comptant...sauf pour les petits maîtres à penser en rond moulinant l'air comme des éoliennes. Ces doctes responsables entourés de stratèges de l'inutile trouveront toujours moyen de rester hors d'atteinte.  L'outil à produire des lendemains qui chantent est en panne. Ceux qui furent appelés à promouvoir l'illusion du bonheur ont succombé sous le poids des nouvelles règles de la mondialisation, faute d'en digérer les mises à jour. L'avalanche de problèmes inhérent à la globalisation entrave la réflexion de ces nains d'arrière garde, dépassés par les prémices d'une société plus créative. La sagesse voudrait qu'ils démissionnent en bloc et cèdent la place aux nouvelles générations, plus imaginatives et formés au numérique. 


Attendre l'arrivée de l’inévitable catastrophe qui mettra fin aux ambitions de ces cacochymes de service, serait une faute impardonnable, voir une trahison. Un parti, quel qu'il soit et toutes tendances confondues, n'est que le fruit d'un itinéraire  collectif au service d'une ambition personnelle. Une voie incontournable pour donner corps à un pouvoir hégémonique. Droite, gauche ou centre sont des concepts fleurant le moisi, le passé et le manque d'anticipation dans un monde globalisé à évolution rapide. Il n'est plus possible, aujourd'hui moins que jamais, de gouverner un pays ou un continent avec les critères des années cinquante. 


Penser globalement pour agir localement. L'Inverse est voué à l'échec et les nostalgiques du passé devront se faire une raison. Puiser l'énergie dans ce qui fut pour accompagner ce qui sera. Utiliser la mémoire du passé pour rendre la période de transition supportable. Une raison supplémentaire qui plaide en faveur de l'accès d'une nouvelle génération aux commandes. Il s'agit de privilégier ceux qui sont en capacité de construire l'avenir et de résoudre les problèmes à venir avec les outils du présent. Fédérer les bonnes volontés au bénéfice du plus grand nombre. Et une fois n'est pas coutume, faire en sorte que la pensée aille vers le peuple, que le partage se fasse dans l'intérêt de tous et que les programmes ayant permis l'accession au pouvoir soient appliqués. Conquérir la paix ne devrait pas être une gesticulation électorale, mais une obligation  morale concernant tout être humain. Ne pas en convenir placerait l'homme en deçà du règne animal. 


La situation du Moyen-Orient en est un exemple incontournable qui fera date dans l'histoire. La ville d'Alep est un copié collé de Guernica et la photo de l'ignominie d'une poignée de barbares assoiffés de sang et rongés par l'ambition du pouvoir. Ils sont les groupuscules perdus dans les dédales du mal absolu. 

Des pervertis utilisant religions et fausses morales comme éléments hégémoniques pour asseoir leur ascendance sur une jeunesse en quête d'absolu. Tolérer qu'on asservisse de façon éhontée la misère du monde démontre, si besoin était, la faillite du système.  Plus attristant encore sont les images de couardises et d'égoïsmes gouvernementaux restant bras ballants devant les désastres, s'en remettant lâchement à l'impuissance de l'ONU – cette institution qui ne sert que ceux qui la composent. Les désordres généralisés ne peuvent que favoriser une corruption élevée en méthode de gouvernance. Ils deviennent contexte de guerres absurdes et sont souvent la combustion idéale pour les foyers de terroristes, ainsi que prétextes à assassinats et génocides. Ces circonstances tendent à mettre l'existence de l'homme en porte-à-faux face à son propre destin.


Parler foi, prier les dieux de l'univers, fréquenter les églises ou les lieux saints en s'autorisant les pires exactions pour asseoir un pouvoir éphémère, soulignent les hypocrisies et escroqueries morales. Ne pas s'opposer à cette barbarie c'est la faire sienne. La religion est ce qu'elle a toujours été: une manifestation de pouvoir et de division. Il serait temps d'introduire un peu de « spiritualité » dans le quotidien car se prétendre chrétien, juif, musulman ou bouddhiste ne sont que mots sans significations s'ils ne sont suivis d'actions. 


Ronald Haakman 



NB.- Les critiques acerbes émises envers le maître du Kremlin par un cercle de salonnards  bien-pensants prouve, si besoin était, la totale méconnaissance d'un Moyen-Orient en effervescence. Poutine a simplement su profiter de l'inexistence politique européenne. Il a su prendre la perche qui lui était tendue...ainsi que les clés du pouvoir qui vont avec. Le verbiage occidental dépourvue d'actions, les menaces stériles classés sans suite, la vision géostratégique de bazar, le « business as usual » avec des pays qui nous tirent dans le dos et la couardise, ont fait le reste. La cécité des partis se confirme tout autant dans les prises de positions internationales. Refuser la livraison des « Mistral » et vouloir punir Moscou pour l'annexion de la Crimée en cessant tout commerce avec la Russie fut ridicule, inopérant et un gros handicap pour toute la paysannerie Française déjà en difficulté. Le fait de priver le pays des exportations porcines  bretonnes contraindra Poutine à intensifier ses propres élevages, un bienfait à terme pour sa paysannerie mais un coup de poignard dans le dos des éleveurs Français. C'est une médaille supplémentaire à épingler aux revers de vestes de nos chers incompétents.

Ne pas vouloir traiter avec Poutine mais dérouler le tapis rouge à l'égard de  l'Arabie Saoudite et du Qatar pour quelques dollars de plus, ne semble guère émouvoir la conscience de « l'homo politicus ». Ils sont habitués à œuvrer dans l'opacité.  Les partis, genre de « self-service » à disposition des ambitions du combinard impétrant, des intrigants à la petite semaine et des hâbleurs de profession, sont toujours effarouchés à tout idée d'engagement. Ils laissent, la plupart du temps, une porte ouverte pour fuir la responsabilité pouvant porter atteinte à leur carrière. C'est avec des trémolos dans la voix qu'ils parlent de liberté mais acceptent sans rechigner les bourdes de L’OTAN – entité ne servant que les intérêts hégémoniques des États-Unis qui se plaisent à faire danser l'Europe au son de la « Star Spangled Banner », l'hymne national USA.


L'Europe actuelle ? Un « patchwork » au service des lobbys. Un mélange d'enrichissements personnels et d'intérêts mafieux. Un ensemble de pays aux égoïsmes exacerbés, très éloignés des préoccupations populaires. Ils finissent par servir de repoussoir à un nombre grandissant de citoyens. Des égoïsmes nationaux, à l'instar de la Hongrie, refusant d'accepter des réfugiés sur son territoire, oubliant l'époque sombre où les chars russes déferlaient dans les rue de la capitale. Budapest, Nagy assassiné, les réfugiés d'alors, ces  hongrois la peur au ventre furent heureux d'êtres accueillis à bras ouverts dans cette Europe aujourd'hui si contestée. Pologne, Hongrie, des pays qui se réclament de la foi catholique et refusent de tendre la main aux victimes d'une sale guerre ? C'est leur droit, mais dans ce cas pourquoi sans cesse invoquer une chrétienté...à deux vitesses. A nous les églises, à eux l'enfer ! 


l'Europe, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui est un fiasco. Une direction défaillante, si tant est qu'elle en ait une. La pléthore de fonctionnaires aux incompétences cumulées dont toute vision est absente, ne fait plus rêver et sert de bouc émissaire à toutes les insatisfactions du moment. La responsabilité en échoit aux gouvernements, nostalgiques d'un passé révolu et incapables de se projeter dans l'avenir. Ils peinent à réaliser que la mondialisation est un fait acquis et non réversible. Aussi les politiques auront-ils la lourde tâche de choisir entre une véritable construction européenne ou le chaos à court terme. Le continent ne pourra vivre que constitué en une confédération ou disparaître porté par son ego. Le Brexit, à cet égard, est une aubaine et démontrera à terme toute la difficulté de l'action solitaire dans un monde globalisé. Les pays qui ne veulent pas se conformer à la charte du projet européen devraient suivre l'exemple de l’Angleterre. 

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